Des nouvelles des brise-glaces dans l’arctique

Des nouvelles des brise-glaces dans l'arctique, c'est surtout des nouvelles de conquète et d'hégémonie dans l'arctique.

Les brise-glaces sont les moyens de transport indispensables pour continuer la vie, l'économie dans ces régions inhospitalières.

Celui qui possède les brise-glaces possède l'arctique. L'objectif: marquer sa présence face aux quatre autres pays bordant l’océan arctique (Etats-Unis, Canada, Norvège et Danemark. Les russes l'ont compris depuis longtemps, leur flotte est impressionnant, parée à toutes les éventualités. Leur avance sur tous les autres pays de la région est monstrueuse. Pour eux et depuis des siècles, l'arctique leur appartient.

Ils ne comptent d'ailleurs pas baisser les bras. Le renouvellement de leur flotte n'a jamais cessée qu'ils soient civils ou militaires.

Le plus grand brise glace du monde, à propulsion nucléaire est en cours de finition, sa coque est à l'eau et l'Arktika sera opérationnel fin 2017. Il est le premier de la classe 22220 destiné à remplacer ceux hérités de l'ère soviétique: l'Arktika, le Taymyr, le Vaygach, le Yamal, le 50 Let Podeby (livré en 2007 mais commencé en 1989). L'Arktika est plus puissant que ses prédecesseurs.

Le nouveau brise-glace a été mis en chantier en novembre 2013. photo du brise glace arktikaLe bateau mesure 173,3 mètres de long, sa largeur atteint 34 mètres, son  tirant d'eau est de 33.500 tonnes. L'équipage du navire comptera 75 personnes. 

Les brise-glaces de la série 22220 sont capables de briser la glace jusqu' à 3 mètres d'épaisseur et sont destinés à conduire des convois maritimes transportant essentiellement des hydrocarbures, extraits par la Russie dans la mer de Kara, vers les marchés des pays de la région Asie-Pacifique. Le navire est conçu pour être exploité tant dans les eaux arctiques qu'aux embouchures des fleuves polaires.  Dotés de trois lignes d'arbres, ils seront équipés de deux nouveaux réacteurs nucléaires RITM-200 de 55 MW spécialement conçus pour cette application. Réalisées près de Moscou, les chaufferies doivent rejoindre prochainement Saint-Pétersbourg pour être intégrées à la coque. 

Pendant ce temps, les chantiers de la Baltique poursuivent l’assemblage du second brise-glace de la série, le Sibir, mis sur cale en mai 2015, et vont débuter la construction du troisième, qui sera baptisé Ural.

D’un coût de 1.9 milliard de dollars, ces trois nouveaux bâtiments, conçus pour briser plus de 3 mètres d'épaisseur de glace, sont conçus pour opérer à l’année dans la zone arctique et ont pour objectif de soutenir le développement des activités russes dans le Grand Nord, comme l’exploitation du nouveau terminal méthanier Yamal LNG. Ils travailleront dans les mers de Barents, Petchora et Kara. 

Le nouveau ravitailleur de plateforme brise-glaces a été livré au groupe russe SCF(Sovcomflot) par le groupefinlandais Archtech en ce mois de Janvier 2017. Il porte le nom de Gennadiy Nevelskoy, amiral explorateur russe qui a notamment mené, entre 1849 et 1855, l'expédition dans l'estuaire du fleuve Amour et a mis en évidence le caractère insulaire de Sakhaline 

photo du brise-glaces Gennadiy NevelskoyCe nouveau PSV va travailler en mer d'Okhotsk, sur les champs pétroliers Sakhalin 2 exploités par Sakhalin Energy. D'une longueur de 100 mètres pour une largeur de 21, il va pouvoir briser de la glace de 1.5 mètre d'épaisseur et transporter 70 personnes. Son spectre de mission est large, puisqu'outre le transport de fret et de personnes vers les installations pétrolières, il sera également en charge de la lutte anti-incendie, les évacuations d'urgence ainsi que la lutte contre la pollution.

Il est le premier d'une série de quatre navires, tous construits chez Arctech selon un design développé par le chantier. Les trois bateaux suivants ne seront pas tout à fait identiques puisqu'ils auront une jauge inférieure de 2000 tonnes, mais pourront accueillir davantage de personnes.

L'avenir:

La Russie compte construire un brise-glace capable de passer à travers une couche de plus de quatre mètres de glace.

Les travaux de conception du plus gros et du plus puissant brise-glace nucléaire du monde, baptisé Lider (Leader en russe), ont commencé en Russie, a annoncé  Oleg Timofeïev, directeur adjoint du Centre scientifique d'Etat Krylov.

Selon lui, il s'agit d'un navire d'une puissance de plus de 110-120 MW, capable de passer à travers une couche de plus de quatre mètres de glace et de conduire des convois de gros pétroliers au tirant d'eau supérieur à 30  000 tonnes qui empruntent le passage du Nord-Ouest pour relier l'Atlantique et le Pacifique en passant par l'Arctique — un passage qui réduit le trajet entre l'Asie et l'Europe de plusieurs jours comparé au traditionnel passage par le canal de Suez.

« Passer à travers une couche de glace de quatre mètres n'est pas la mission principale du navire. Les glaces de cette épaisseur n'existent que près du pôle et sont rares sur les voies maritimes. Le gros du travail du navire consistera à passer à travers les glaces de 1,5 à 2 mètres d'épaisseur et à laisser derrière lui un passage de 50 mètres de largeur », a expliqué le responsable.

Le navire attendu pour 2023 devrait coûter entre 0,7 et 1,2 milliard d'euros.

 

 

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