Economie de l’arctique

L'Economie de l'arctique:

est basée surtout sur la pèche, l'exploitation des hydrocarbures et l'exploitation de matières premières ou richesses du sol. Les Economies traditionnelles sont elles passées au second plan.

Extraction pétrolière et gazière:

Carte des gisements pétroliers et gaziers en Russie:

 

 

 

 

Juin 2016:

Données: http://energie-climat.greenpeace.fr/arctique-des-signaux-contradictoires

Début juin, Shell a renoncé à ses permis d’exploration dans l’Arctique canadien, en mer de Baffin. La compagnie pétrolière a cédé ses droits, couvrant au total une zone de 8 625 km2, à un organisme de protection de l’environnement (Conservation de la nature Canada), en vue de la création d’un parc naturel marin.

La compagnie anglo-néerlandaise avait déjà renoncé l’an dernier, avec pertes et fracas, à ses projets de forage dans les eaux arctiques de l’Alaska et de la Norvège. En mai dernier, elle a abandonné ses droits sur ses concessions en Alaska, ne conservant qu’un seul permis dans la zone. La compagnie espagnole Repsol a également renoncé à ses 93 concessions au large de l’Alaska. Ainsi, Shell est la seule compagnie pétrolière à détenir encore un permis dans les eaux arctiques de l’Alaska.

La baisse du prix du pétrole, les risques inconsidérés que représentent les forages dans les eaux glacées, l’impossibilité d’y nettoyer une marée noire, les explorations infructueuses mais aussi l’opposition croissante des citoyens sont autant de facteurs qui ont fait déchanter les promoteurs d’un Arctique pétrolier.

Ces raisons avaient déjà fait renoncer d’autres compagnies pétrolières à exploiter les ressources de l’Arctique, au premier rang desquelles Total. Cependant, le groupe français est le premier client du pétrole arctique russe produit par Gazprom. Derrière ses beaux discours, Total inonde donc le marché européen d’un pétrole particulièrement sale, provenant notamment de la plateforme controversée Prirazlomnaya.

Outre l’exploitation pétrolière, l’autre menace qui pèse sur l’Arctique est l’expansion de la pêche industrielle, rendue possible par la fonte des glaces. Fin mai, de grandes multinationales ont dit « non » au développement de la pêche au cabillaud (morue) dans les eaux autrefois recouvertes de glace de la mer de Barents, au large de la Norvège. Le moratoire ainsi adopté, sous l’impulsion de Greenpeace, porte sur une superficie deux fois plus grande que la France

Dans une déclaration commune, des géants de la restauration (McDonalds, Iglo…), des enseignes de la grande distribution (dont Tesco, n° 1 britannique), ainsi que la plus grande entreprise européenne de transformation de poisson surgelé (Espersen) se sont engagés à ne pas se fournir en cabillaud en provenance de ces zones. Cette déclaration rassemble aussi les associations des flottes de pêche russe et norvégienne, les deux plus importantes flottes de la région.

Il s’agit d’une initiative inédite : des industriels d’un bout à l’autre de la chaîne se sont auto-imposés des limites. Cette démarche va donc dans le bon sens, mais elle pallie surtout l’inaction des gouvernements concernés.

L’OSPAR, la Commission internationale chargée de la préservation du milieu marin en Atlantique du nord-est, se réunissait la semaine dernière à Tenerife, en Espagne. À l’ordre du jour se trouvait notamment la création de la première aire marine protégée dans la haute-mer de l’océan Arctique. Malgré la bonne volonté de plusieurs pays progressistes, la Norvège, le Danemark et l’Islande se sont fermement opposés à cette initiative, refusant même tout débat sur la question.

À cet échec s’ajoute un autre mauvais signal : le 18 mai dernier, le gouvernement norvégien a attribué des licences à 13 compagnies pétrolières dans l’Arctique, notamment dans une zone jusque-là totalement inexplorée. Pourtant, il y a quelques mois était signé à Paris l’accord sur le climat, fixant comme objectif de limiter l’augmentation de la température mondiale, entérinant la fin prochaine de l’ère des énergies fossiles …

Nécessité urgente d’une protection juridique
Si quelques pas dans la bonne direction ont été faits par le secteur privé, la région arctique est encore loin d’être sauvée. Il demeure plus que jamais nécessaire d’établir un cadre juridique «officiel» pour sa protection. La région arctique ne doit pas être perçue comme une nouvelle zone d’exploitation sauvage, ouverte par la fonte de la banquise, mais comme un patrimoine mondial qu’il faut préserver. C’est pourquoi la campagne «Save the Arctic» de Greenpeace se poursuit.

Cet été, l’Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace, est présent dans l’océan Arctique. Ses membres d’équipage ont pour mission de vérifier que les engagements pris par les industriels sur la pêche au cabillaud ne fondent pas comme banquise au soleil, mais aussi de nettoyer les rives souillées par les déchets des chalutiers.

Novembre 2015 :

Le groupe pétrolier norvégien Statoil a dit mardi renoncer à ses licences d'exploration en Alaska après les forages décevants de son concurrent anglo-néerlandais Shell qui a jeté l'éponge en septembre.
La raison principale de notre décision (de retrait) d'Alaska, ce sont les résultats de la prospection dans le bloc voisin exploré par Shell, a déclaré à l'AFP le porte-parole de Statoil, Knut Rostad.
Après de multiples déboires et malgré les 7 milliards de dollars engloutis, la compagnie anglo-néerlandaise avait annoncé fin septembre l'arrêt de ses forages controversés au large de l'Alaska, après une première série d'explorations jugée décevante.
Ce retrait prive Statoil d'un partenaire potentiel pour la mise en commun d'infrastructures dans l'exploitation, inévitablement coûteuse dans cette région extrême, d'éventuels hydrocarbures sur son propre bloc, a fortiori avec un cours du baril peu élevé.
Statoil possède 16 licences d'exploration en mer des Tchouktches, ainsi que des parts dans 50 autres où l'américain ConocoPhillips est l'opérateur.
Ces actifs avaient été acquis en 2008 pour 75 millions de dollars, a précisé M. Rostad.
Hostiles à l'exploitation d'hydrocarbures dans l'Arctique, les défenseurs de l'environnement se sont félicités du retrait de Statoil et l'ont appelé à faire de même en mer de Barents.
En octobre, l'administration américaine avait rejeté les demandes de Shell et Statoil qui réclamaient une extension de dix ans de leurs concessions. Celles-ci doivent expirer en 2017 dans la mer de Beaufort et en 2020 dans celle des Tchouktches.

Janvier 2015: Trois groupes pétroliers abandonnent leurs explorations au Groenland:

Le Norvégien Statoil, le Danois Dong et le Français GDFSuez ont rendu leurs licences d’exploration pétrolière le long de la côte ouest du Groenland. La chute spectaculaire du baril de pétrole provoque actuellement des coupes dans les budgets de prospection des groupes pétroliers et la zone, particulièrement hostile, n’a, jusqu’à présent, pas montré des ressources suffisamment intéressantes pour justifier les investissements nécessaires. Statoil et  GDFSuez ont précisé, chacun de leur côté,  qu’ils ne voyaient aucun débouché vers un forage dans cette zone. Maersk Oil, filiale du groupe AP Moller Maersk, a annoncé son intention de reporter sa décision de forer dans la zone d’exploration. Ces annonces, faites quasi-simultanément, ont été largement saluées par les associations environnementalistes, Greenpeace en tête.

Statoil continue en vue du besoin à long terme à rechercher de nouveaux gisements pétroliers et gaziers en Russie. Il faut du temps, estime son président , pour mettre en exploitation les gisements trouvés. C'est un marathon et non un sprint.

 

Il est à noter que Total, n'a aucun projet à court terme, dans l'arctique sous glace, c'est à dire, sous banquise. La société française estime que les conditions d'exploitation sont trop difficile et surtout impossible à sécuriser . Une catastrophe écologique ne pourrait être raisonablement écartée et sa maitrise complètement illusoire.  Elle est intéressée par des extractions off shore et sur continent stable.

Shell, pour sa part, fin Septembre 2015, après de nombreux changements de position, exploitation, pas exploitation dans le grand Nord a décidé après des investissements de plus de 7 Milliards de dollars d’arrêter son exploitation en Alaska. Plusieurs revers ont poussé à cette décision; la baisse du prix du pétrole, la perte d'alliés importants comme le Corporate leaders Group chapeauté par le prince Charles, un club d'entreprises – et non des moindres puisqu'on y trouve Unilever – engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique. En cause: l'écart constant entre les actes et les discours du géant, qui pendant qu'il dit s'engager dans la réduction d'émissions de CO2, s'entiche de forer de nouveaux puits en Arctique. C'est pourtant, le président Obama qui avait, contre toute attente, autorisé Shell à reprendre ses exploitations dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, situées au nord de l'Alaska. Pour justifier sa décision, la principale compagnie pétrolière explique qu'elle a «bien trouvé des traces de pétrole et de gaz» dans son puits Burger J, dont le forage avait commencé en août dernier, mais en quantité insuffisante pour «justifier une exploration plus approfondie». Ce puits avait été foré à plus de 2000 mètres de profondeur dans la mer des Tchouktches. Selon les estimations de l'US Geological Survey, l'Arctique abriterait en profondeur environ 13% des réserves mondiales de pétrole et 30% des réserves mondiales de gaz. En accord avec les réglementations américaines, le puits va donc être fermé et abandonné.

Une information de septembre 2015 ; l'italien ENI doit démarrer le champ Goliat, le premier champ pétrolier développé en Arctique.

La Russie avait des contrats avec de grandes sociétés européennes et américaines pour des projets d'exploitation du plateau continental de l'arctique. Les sanctions antirusses ont changés la donne. Exit les BP,Total, Shell, Statoil Exxonmobil. De nombreux contrats sont suspendus ou considérablement réduits. La perte est énorme, les investissements déjà effectués seront ils complètement perdu? Si l'embargo sur la Russie dure autant que celui de Cuba, d'autres vont se frotter les mains. Les russes, ne voulant restés dans l'expectative ont d'ors et déjà conclu des accords pour remplacer les américains. Vladimir Poutine a conclu des accords important avec son homologue indien, Narendra Modi.

Gazprom Neft (branche pétrolière du géant gazier russe) possède à ce jour 40 licences sur des gisements offshore. En 2014, la compagnie avait déjà extrait et expédié 70 000 tonnes de pétrole non-conventionnel du puits de forage basé à Prirazlomnaïa. Greenpeace avait, à cette époque, mené une action contre l'exploitation de ce gisement. Certains de ses activistes avaient été accusés de piraterie et mis en prison par le gouvernement russe puis relâchés. En 2014 encore, Gazprom Neft – qui prévoit d'explorer des plateformes offshore dans la mer de Kara en 2018 et dans la mer de Barents en 2019 – s'allie avec Lukoil (autre grande compagnie pétrolière russe) pour récupérer des gisements dans la mer de Barents contre l'hégémonie de Rosneft. Par ailleurs, Novatek (firme russe également) entrera aussi dans la course en 2018.

Une "fausse" compétition se joue donc entre les quatre plus grandes compagnies pétrolières russes. En annonçant la fin du monopole gazier et pétrolier de Gazprom, Poutine mène la danse et place ses pions pour conserver sa place dans la course énergétique mondiale.

Pèche:

La chasse à la baleine en Islande sur legrandnord.orgbaleine